Le Deuxième Sommet africain sur le climat (ACS2), prévu du 8 au 10 septembre 2025 à Addis‑Abeba, en Éthiopie, s’annonce non seulement comme un événement majeur pour l’action climatique, mais aussi comme une démonstration du leadership diplomatique africain sur la scène internationale.
- L’Afrique prend la tête – diplomatie et stratégie
- La diplomatie à l’œuvre : mobilisation des chefs d’État et des acteurs internationaux
- La diplomatie climatique au centre de l’agenda
- L’Afrique, fournisseur de solutions et non simple victime
- Un carrefour diplomatique pour le continent
- Une structure inclusive : diplomatie et participation
- Un levier diplomatique pour l’Agenda 2063
- Un tournant diplomatique
L’Afrique prend la tête – diplomatie et stratégie
Organisé conjointement par le gouvernement éthiopien et la Commission de l’Union africaine (CUA), l’ACS2 s’appuie sur l’élan du premier sommet tenu à Nairobi en 2023. Il entend positionner l’Afrique au cœur de la lutte mondiale contre le changement climatique.
Le thème choisi – « Accélérer les solutions climatiques mondiales : financer le développement résilient et vert de l’Afrique » – illustre une volonté claire de passer de la rhétorique aux résultats, en mettant en avant des solutions africaines portées par et pour le continent.
Le calendrier du sommet est stratégique : situé entre le G20 à Johannesburg, la COP30 au Brésil et l’Assemblée générale des Nations unies, il offre à l’Afrique une plateforme unique pour influencer les futures négociations climatiques et financières mondiales.
La diplomatie à l’œuvre : mobilisation des chefs d’État et des acteurs internationaux
Dans les semaines précédant l’ACS2, l’Éthiopie et la CUA ont multiplié les briefings diplomatiques, réunions ministérielles, rencontres avec des agences de l’ONU, fondations philanthropiques et réseaux de la société civile. Objectif : assurer un large soutien politique et diplomatique.
Plus de 45 chefs d’État et de gouvernement africains sont attendus à Addis‑Abeba, preuve du poids diplomatique de ce sommet. Des centaines d’événements parallèles et plus de la moitié des pavillons thématiques sont déjà réservés, montrant l’intérêt des acteurs étatiques et non étatiques.
La diplomatie climatique au centre de l’agenda
L’un des enjeux diplomatiques majeurs de l’ACS2 est de combler l’immense déficit de financement climatique de l’Afrique, estimé à 3 000 milliards de dollars, alors que seuls 30 milliards ont été reçus entre 2021 et 2022.
Le message est clair : l’heure n’est plus aux promesses, mais à la livraison concrète. Les délégations africaines insistent sur la nécessité de mobiliser des financements équitables, publics et privés, pour soutenir la résilience, l’adaptation, l’atténuation et le déploiement massif d’énergies propres sur le continent.
L’Afrique, fournisseur de solutions et non simple victime
Les diplomates africains insistent : l’Afrique contribue à moins de 4 % des émissions mondiales, mais refuse désormais de se limiter au rôle de victime.
L’ACS2 sera l’occasion de présenter des solutions climatiques locales et innovantes :
- initiatives fondées sur la nature,
- agriculture intelligente face au climat,
- énergies renouvelables et solaire,
- systèmes d’alerte précoce et innovations portées par les jeunes,
- projets liés à l’économie bleue et à la résilience côtière.
Un carrefour diplomatique pour le continent
L’ACS2 constitue également une plateforme stratégique pour relier les positions africaines aux grandes échéances internationales à venir. Dans un contexte géopolitique incertain et de financements climatiques insuffisants, les négociateurs africains visent une position unifiée et des engagements concrets des partenaires internationaux.
Une structure inclusive : diplomatie et participation
Le programme du sommet prévoit :
- des plénières de haut niveau,
- des tables rondes ministérielles,
- des pavillons régionaux et thématiques,
- des forums pour la jeunesse et les communautés locales,
- ainsi que des événements parallèles multi-acteurs.
Cette diplomatie inclusive reflète la volonté de donner une voix à toutes les parties prenantes, y compris la jeunesse, les peuples autochtones et la société civile.
Un levier diplomatique pour l’Agenda 2063
L’ACS2 s’inscrit dans la vision de l’Agenda 2063 : L’Afrique que nous voulons, qui promeut un développement durable, inclusif et une unité continentale renforcée.
Ce sommet réoriente les priorités climatiques mondiales autour d’une gouvernance équitable et d’un leadership africain assumé.
Un tournant diplomatique
Alors que la planète se prépare aux prochaines étapes des négociations climatiques, l’ACS2 offre à l’Afrique un moment de bascule diplomatique : passer d’une sous‑représentation historique à une copropriété des décisions mondiales.
Le message est clair : l’Afrique ne subit plus, elle propose et exige. Ses solutions locales peuvent être déployées à l’échelle mondiale, et le continent attend désormais que la communauté internationale tienne ses engagements financiers et partenariaux.
Ce sommet est bien plus qu’une conférence : c’est une affirmation diplomatique de l’Afrique, traçant le futur du continent et participant à la définition du futur climatique mondial.
Informations clés
| Élément | Détails |
|---|---|
| Dates / Lieu | 8‑10 septembre 2025, Addis‑Abeba, Éthiopie |
| Organisateurs | Gouvernement éthiopien & Commission de l’Union africaine |
| Thème | Accélérer les solutions climatiques mondiales, financer le développement vert et résilient de l’Afrique |
| Objectif diplomatique | Mobilisation des chefs d’État, diplomatie du financement climatique, promotion de solutions africaines |
| Positionnement stratégique | Entre G20, COP30 et forums Afrique‑Europe |
| Priorités clés | Combler le déficit de financement (~3 000 Mds USD), gouvernance inclusive, adaptation et atténuation à grande échelle |

